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Bouger à vélo, c'est bon pour tout et tous

Pour le porte monnaie et pour la planète, on le sait, le vélo a beaucoup d’atouts. Qu’en est-il de sa pratique et des ses effets sur la santé tout au long de sa vie? Des éléments de réponses ici.

Le vélo, pourquoi c’est bon pour la santé ?

Parce que le vélo, c’est la santé... tout simplement !

Vous en doutez ? Pourtant les preuves scientifiques s’accumulent : citons simplement une étude faite récemment à Glasgow en Ecosse, sur 260 000 personnes suivies sur une période de 5 ans : le risque de développer une maladie cardiovasculaire était réduit de 46%, et celui de développer un cancer de 45% chez les personnes faisant au moins 30 minutes de vélo par jour 5 fois par semaine par rapport aux personnes sédentaires.

Ce temps de 30 minutes par jour est d’ailleurs précisément celui recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et le vélo, non seulement activité sportive mais surtout moyen de transport que l’on redécouvre, est une très bonne alternative aux salles de sport ou autres fitness, souvent vite abandonnées.

Des économies en dépense de santé impressionnantes

Selon la Fédération Européenne des Cyclistes, l’usage du vélo permettrait d’éviter 27860 décès prématurés à l’échelle de l’Union Européenne !

Sans parler des économies sur les dépenses de santé, qui seraient colossales : 96,5 milliards d’euros ! (Source outil HEAT, OMS 2017)

Pourquoi est-ce si bon pour la santé ?

D’abord, c’est une activité dite « portée « : le poids du corps repose sur le bassin et les poignets, épargnant largement les hanches, les genoux et les chevilles. Aussi il n’est pas rare de voir passer au vélo les adeptes de la course à pied ou même de la marche, lassés de leurs douleurs répétées des genoux et des hanches.

Ensuite à vélo, nous pouvons adapter notre rythme à notre propre capacité cardiorespiratoire à l’effort, pour peu qu’on soit à l’écoute de son corps. Attention donc à ne pas vouloir à tout prix suivre son voisin de palier lors de la randonnée dominicale !

Un mot pour les séniors

Beaucoup ont fait du vélo dans leur jeunesse, avant la mode des cyclomoteurs : vous avez, ancrée en vous, parfois bien enfouie, la mémoire d’un équilibre sur 2 roues qui ne demande qu’à se réactiver, moyennant quelques séances tranquilles sur le plat, et juste un peu d’audace !

Pour vous aider, les vélos eux-mêmes, plus légers, plus roulants, freinant mieux, sans parler des fameux VAE, vélos à assistance électrique, parfaitement adaptés à une reprise en douceur, et d’ailleurs pas uniquement réservés au troisième âge.

Les effets du vélo sur le moral et le stress

Connaissez-vous l’adage : « les cyclistes heureux se reconnaissent aux mouches collées sur leurs dents » ? (Catherine Tate)

Le vélo est en effet le moyen idéal de se vider la tête après une longue journée de travail, mais aussi de s’éviter le stress des embouteillages (on arrive toujours à l’heure à vélo !).

Nous connaissons aussi tous l’euphorie que l’on éprouve après seulement quelques minutes passées en plein air sur notre vélo, et ce ne sont pas seulement les fameuses endorphines que notre cerveau sécrète pour nous récompenser de notre effort physique !

Le sentiment que procure le vélo d’être en bonne santé entraîne naturellement la bonne humeur, une meilleure estime de soi et en conséquence plus de bienveillance dans nos relations aux autres.

Le vélo est aussi un excellent moyen pour améliorer ses réflexes, son sens de l’orientation, ou encore son sens de l’observation : ainsi pédaler stimule les neurones, accroît la mémoire, mais aussi améliore la qualité du sommeil … La liste des bienfaits du vélo est longue et n’est pas près d’être close !

Pédaler fait-il maigrir ?

Ne nous berçons pas d’illusions : à elle seule, la dépense énergétique d’une ou plusieurs séances de vélo par semaine ne peuvent suffire : globalement une heure de vélo à bon rythme dépense 400 à 500 calories. Or pour éliminer 1kg de (mauvaise) graisse, il faut dépenser environ 8000 calories, et ce sans augmenter bien sûr ses apports alimentaires.

Faites le calcul, 1kg de graisse partie en fumée (en fait en chaleur) le serait au prix de 20 heures de vélo !

Mais une équipe médicale de Copenhague, au Danemark, a montré que la pratique du vélo, intégrée à un programme nutritionnel adapté, permet une perte de poids progressive, d’autant que faire du vélo pour une personne en surpoids est un choix plus judicieux que la marche, car, ne l’oublions pas, il s’agit d’un sport « porté ».

Du vélo à la place des médicaments ?

Là encore, pas trop d’illusions, mais, selon le Dr Arthur Molique, médecin du sport à Lyon, « la pratique du vélo pourrait mettre un frein à la surconsommation d’anxiolytiques et d’antidépresseurs » (dont les Français sont les champions du monde !).

De même, « on arrête les traitements de certains diabètes débutants suite à la reprise d’une activité physique, idem pour les traitements contre le cholestérol ».

Alors, à quand le vélo sur ordonnance ?

Les médecins ont depuis peu la possibilité de prescrire des séances de sport aux personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD) . Mais, sans attendre cela pour tous, il est souhaitable que le corps médical dans son ensemble soit conscient des bienfaits de la pratique du vélo sur la santé.

C’est dangereux le vélo ?

On aurait plutôt envie de dire que « ne pas faire de vélo, c’est dangereux pour la santé ! » . Mais il faut aussi être conscient des risques, notamment les accidents de la voie publique : c’est un fait, le cycliste n’a pas la carapace de protection que constitue la voiture, il doit le savoir, et la cohabitation parfois forcée entre voitures et vélos n’est pas à l’avantage de ces derniers !

Mais, et on commence à le constater au quotidien, d’ailleurs Vélo Pays de l’Or œuvre pour cela, traverser une ville ou un village de notre région n’est plus systématiquement une partie de roulette russe !

 Il est certain que plus il y aura de vélos, plus sûre sera la route, et meilleur sera le partage entre ses différents usagers / guidon …

Lancer les enfants en autonomie dans cette aventure ?

Tout un programme ! Mais la ville de Mauguio y est bien parvenue pour les scolaires du Collège de l’Etang de l’Or.

C’est en tout cas pour les enfants et leurs parents une formidable opportunité de s’affirmer comme jeunes citoyens responsables et de s’affranchir des contraintes pesantes de l’accompagnement parental à l’école.

Raison de plus pour réduire les risques d’accidents au maximum

  • port du casque conseillé ( d’ailleurs pourquoi serait-il obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans et bizarrement pas pour les plus âgés  ?)
  • signalisation lumineuse efficace, éléments réfléchissants…
  • et surtout formation permanente et répétée de tous les usagers de la route, sans oublier les campagnes visant à mieux partager la route et à promouvoir la bienveillance au volant comme au guidon …

Et la pollution dans dans tout ça ?

Évidemment il ne faut pas laisser croire que les cyclistes sont à l’abri de la pollution atmosphérique, mais il semblerait que leur situation légèrement plus élevée par rapport aux pots d’échappement des voitures soit un point positif par rapport aux automobilistes qui sont, eux, confinés dans leur habitacle.

A ce propos, soulignons l’inefficacité des masques antipollution actuellement vendus dans le commerce, qui laissent passer les micro et nanoparticules toxiques.

Instaurées par la loi de la transition énergétique, des mesures fiscales incitatives ont été mises en place pour  encourager aux mobilités actives non polluantes:

  • les employeurs peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt lorsqu’ils mettent gratuitement à disposition de leurs salariés des vélos pour leurs déplacements quotidiens
  • un forfait mobilité pour les salariés qui se rendent sur leur lieu de travail à vélo.

Parlez-en à votre employeur !

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